Le prétexte de l'album est Rabelais. Laissez moi vous rappeler, braves incultes, que François Rabelais était un grand déconneur du 16eme siècle, mais comme il était aussi un peu coincé du cul (genre curé) il signait ses oeuvres les plus poilantes Alcofribas Nasier. The Links restitue aujourd'hui le décalage, l'anticonformisme et l'imagination de feu Rabelais en son temps.
Dès l'introduction, on sent bien que le classicisme ne va pas l'emporter, mais la vrai surprise vient après le jeu de samples: les musiciens sont vraiement balèzes! L'exécution est d'une rare qualité.
Les amateurs de Jazz actuel passeront un bon moment. L'heure est à la rencontre entre le Jazz et la musique classique contemporaine, The Links l'a bien compris. Attention, il ne s'agit pas de déconstruction, de scolastique ou autre complexité, mais plutôt d'une musique dont l'expressivité passe moins par des règles ancestrales d'harmonies que par des évocations sonores impressionnistes.
Certains (comme The Links, par exemple) qualifient cette musique de Free-Jazz. Je ne suis pas vraiment d'accord, mais laissons là les problèmes de nomenclature.
dogbreath
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