nom : Goldszmidt
prénom : Samuel
nom de scène : sam
père spirituel : Dieu le père
mère de tous les vices : l’amère patrie
signe particulier : aucun… ah, si : très beau.
livre de chevet : le catalogue Ikéa
objets fétiches : un jean Diesel™ et une paire de Air Max.
note préférée : le LA
Le décor de notre vm© : des ordis, du code, la piazza beaubourg. Un décor de bureau, quoi. Quoique… justement, c’est pas donné à tout le monde dans la musique libre d’avoir un bureau, en ces temps de rémistes précaires et d’étudiants désillusionnés. Et encore moins un bureau qui donne sur Beaubourg…
- Well… ça va ?
- ouais.
- ok bon… sam… tu t'appelles sam, hein ?
- oui, en minuscule
- Tout le monde sait qu'en musique, c'est pas facile de se faire un nom… comment on fait quand on n'a qu'un prénom, et en minuscule en plus ?
- justement, j'essaye de faire passer un prénom… c'est… ça devrait plaire. surtout aux gamines
- un peu comme Dorothée, quoi ?
- oui, enfin, elle, c'était plutôt pour se les taper je crois, moi c’est juste pour vendre du disque
- bon, ben si tu veux bien, on va essayer d'analyser tout ça en faisant le bilan de tes toutes premières fois… les premiers symptomes de sam, en gros…
- ok , on y va
Les premiers symptômes de sam :
Premier concert vu : les Red Hot Chili Peppers, à Bercy, en 94. mais il y a du y en avoir avant…
Première expérience de groupe : à 15 ans, avec les Blacks Condoms. Une basse, une guitare et ma boîte à rythme, trois répètes, zéro concert, mais une cassette analogique
Premier morceau écrit : une chanson en anglais, je me souviens plus trop, ça faisait lalalala, lalalala… voilà.
Premier concert donné : euuuh… pour l’anniversaire d’une copine je crois, je devais avoir 20 ans… ah non ! avant : vers 18 ans, à Fontainebleau, pour la fête de la Musique, mais il pleuvait, donc on n’a pas pu jouer.
Premier mensonge éhonté : putain je sais plus… j’ai aucune mémoire… une fois j’ai du dire que j’avais compris et j’avais rien écouté, c’était y’a longtemps… mais ça se reproduit souvent.
Première gueule de bois : euh… à trois ans, paraît-il. Cuite au champagne, j’avais vidé les coupes des invités.
- t’en penses quoi, de toi, quand tu t’écoutes ?
- j'aime pas ce que je fais. Mais parfois, pendant deux minutes, je me dis que c’est ce qui se fait de mieux sur terre et dans les airs
- c’est étonnant tout de même, cette humilité dans la musique, au regard de ta prétention dans l’art graphique :-) … t’expliques ça comment ?
- ah… oui… la prétention, c’est l’arme des faibles. Mais en musique, je suis sûr de mon coup.
- C’est ce que tu dis aussi en parlant de tes œuvres graphiques…
- Oui mais là c’est pour rire, c’est de l’esbrouffe. Mais comme il y a un discours qui suit, c’est pour ça…
- si tu devais changer quelquechose ?
- rien, j’ai rien envie de changer. en tout cas, pas avec un coup de baguette magique.
- non, mais en bossant ?
- aaah… j’aime le travail ! Comme mon ami Nicolas, et mon amie Ségolène.
- Bon… qu’est ce que tu voudrais garder à tout prix alors ?
- La vie. Et l’envie d’avoir envie.
- Comment tu voudrais qu’on se souvienne de toi ?
- Bah de toutes façons dans une génération ou deux, personne s’en souviendra, donc, à quoi bon répondre ? :-)
- Tiens, à ce sujet, dans 150 ans on s’en souviendra plus…, ça te fait pas chier quand on te compare à Raphael ? (si, si, j'ai déjà vu ça dans une critique sur bisounours.com )
- C’est pour ça que j’ai répondu ça, justement. Pour qu’on arrête de me casser les couilles avec Raphael. Il m’a tout pompé. Sauf la bite. …Hem… c’était pas nécessaire, cette dernière phrase, je sais…
- C’est off ou je peux reprendre ? le coup de la bite ?
- C’est off. Faut préciser que c’est off
- Ok, je précise : c’est off
- Bien. La mention off, ça fera rêver les gamines.
meilleur album de tous les temps : Melody Nelson, de Gainsbourg. Un classique.
le groupe ou l’artiste ultime : ben… Serge Gainsbourg, si on lui enlevait son côté promo.
- ouaisune chanson idéale pour le samedi soir : "un samedi soir sur terre" de Cabrel. C’est idéal, puisque c’est un samedi soir.
- on te demande pas d’être d’accord
- bah c’était pas un « ouais » d’assentiment… je remarquais juste que tu commences enfin à exprimer des opinions personnelles…
- ahhhhhhhhhhhhhh… tu vois, je comprends rien.)
une bande son pour tes funérailles : Funérailles. Je sais plus de qui c’est. Litz, je crois ? c’est d’ailleurs joué dans un très bon film de Cabrol, "merci pour le chocolat". D’ailleurs pour le chocolat, au quatre heures, on peut écouter "tea for two" de Django, ou alors "Tea for one", de Led Zep. Ou "pas de bras, pas de chocolat"…
- c’est une citation de la Vénus de Milo, ça ?
- non, de Bertrand Betsch. A ne pas confondre avec le chocolat d’Olivia Ruiz, elle est nulle, elle a fait la starac.
- Ah ?
- bon, enfin… passons
- oui, passons…
• les dangers du rock’n roll
• metro RER
• sur un chappy
• miss camping
• la grande roue
- Tu justifies tes choix ?
- Bah les duos avec Thierry* c’est bien, c’est assez neuf… et puis les autres, ça me semble aller bien. En fait tout ça est un peu vieux pour moi, mais j’ai pas le droit de diffuser les autres à cause de mon producteur… enfin… manager, disons. Donc…
- Même pas un extrait ?
- Nada.
- Et si je m’adresse à lui directement ?
- :-)
- …
- non, en fait, ça m’intéresse pas de diffuser un extrait du nouvel album hors contexte. Je suis sur un concept album, tu comprends. Donc voilà…
* NDLR : Les connaisseurs auront bien-sûr reconnu Thierry Blanchard, alias tbls, coloc de sam et superstar du libre- bon, on parle un peu de ton actu ?
- mon actu… eh bien dès que mon producteur /manager aura trouvé une maison de disque, on dit banco, et hop ! Dans deux ans, le prochain album… c’est dire si l’actu imminente est proche !
- rien de plus neuf ?
- euuh… en réalité, je suis en train d’écrire le prochain album. Alors que celui qui s’appelle « l’engrenage », annoncé il y a un an, ne sortira pas avant 2 ans. De toute facon je suis en avance sur mon temps, donc ça tombe bien.
- Tes fans doivent attendre tes prochains titres pour quand, alors ?
- Baah… qu’ils attendent. De toutes façons ils sont sympas. Quelquefois ils font la gueule, ils ne viennent pas aux concerts… d’ailleurs ils font souvent la gueule… ils ne font que la gueule à vrai dire. Mais un jour, ils m’ont promis, ils viendront.
- ahem… on a peut-être intérêt à taper dans l’actu plus quotidienne alors ?
- Ah oui. Celle là, elle est pas mal. Donc : levé 8h15, pipi, thé, yaourt nature, pain plus carreaux de chocolat, puis vélo pour le boulot, et ce jusque 18h30, puis vélo jusque la maison, préparation du repas, et puis musique. Soit répèt, enregistrement, écriture… et puis lecture ou télé, c’est selon. Ah, et puis ce matin, , j'ai mangé du nutella. C’est ouf. Mais c’est parce que je n’avais plus de carreaux de chocolat, donc on en revient à tout à l’heure : pas de bras, pas de chocolat. Quand même, la vie est cyclique…
- C’est quoi, ta bande son, en ce moment ?
- moi. Je m’écoute.
- et à part toi, qu’est ce que t’écoutes ?
- http://www.barrueco.net Il fait du pop-rock français, il adore calogéro, et c’est un pote. Même si…
dernier flash : sur la N20, un radar de la gendarmerie, en rentrant de la fête de la musique
- baah je voulais dire le dernier flash que tu as eu, pas la dernière fois où t’as été flashé !
- c’est pareil. Etre et avoir, c’est pareil.
- Hem… t’as jamais pensé à te venger de ton prof de français étant petit ?
Non, il prenait des cours sur moi. Ce qui se comprend…
dernier sujet de fierté : je sais plus… d’être né ? Il y a 28 ans, ça je suis fier.
dernier compliment qui t’a fait plaisir : aucun
- aucun de nada ??dernier acte dont tu as un peu honte, quand même : je sais plus… j’ai dit une connerie devant la télé, et c’était con. Un truc raciste ou homophobe, je me souviens plus. Pour rire, mais c’était pas drôle du tout.
- non, vraiment. Plaisir, non.
- c'est par exigence envers toi même ou par indifférence ?
- les deux… mais surtout le premier
dernier coup de folie : un cuir Chevignon. 279 euros.
- ça rentre dans le budget d’un chanteur en devenir, ça ?dernier mensonge : pas de mensonge.
- bah oui naturellement. Mon blouson coûte deux fois ma guitare, c’est dire si je suis dans la cible « chanteur populaire »…
- juré que c’était pas pendant l’interview ?
- euuh… ah, si !
- aaaah quand même !
Evidemment, comme ça, on pourrait croire que sam est un prodige de confiance en soit (et en soi, et vice et versa). Pourtant…
15h15 :
- je suis down aujourd’hui…
- pas grave, c’est presque fini…
- ah, non, je voulais dire « down » dans mes réponses… j’espère qu’ils vont pas se suicider en lisant ça… enfin… « ils »… je veux dire les trois lecteurs, Laurent, Jack et Geoffroy.
- …
- et en plus, je suis cynique !
16h59 :
- j’suis mauvais, c’est désespérant
- oui. :-)
- je sais. J’arrive pas à faire mieux. Pourtant toutes les conditions sont réunies…
17h15 :
- y’a un truc qui m’épate tout de même
- c’est pas possible
- comment ça pas possible ?
- rien de ce que je dis ne peut épater quelqu’un
taux de spontanéité : 96 %
taux de crédibilité : 52 %
taux de sincérité avouée : 61 %
Pola.k
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